
6 trucs essentiels à savoir avant de faire des enfants
On se lance souvent dans la procréation sans savoir de quoi il en retourne réellement. Voici quelques bases incontournables.
(ce post est honteusement récupéré du blog où je cause de ma vie de père.)
Ah elle est belle, l’Education Nationale. Pour transmettre comment faire des fonctions, de la géométrie dans l’espace, là, y’a du monde, mais pour les choses essentielles de la vie… au hasard, procréer : zéro heure de cours au programme. Et je ne parle pas des cours sur la reproduction des fougères à base de sporanges mais de réussir à faire des enfants tout bien comme y faut.
Heureusement Tonton Fab est là pour répandre la bonne parole et il te file en exclusivité du conseil tout chaud garanti 100% expérience vécue.
1/ Les bébés en bas-âge c’est chiant
Et je ne veux pas vous entendre, vous, les “pro-bébés de 2 mois qui trouvent que c’est vraiment trop génial quand ça fait areuh areuh et que ça te vomit sur l’épaule”. NON. BULLSHIT. FOUTAISES. MON CUL OUAIS. Je vais t’expliquer pourquoi. Le bébé de 2 mois, c’est le summum de la chienlit de l’enfant : ça a zéro autonomie, ça a besoin d’un maximum de routine pour être à l’aise, ça dort peu ou pas bien, ça profite sans jamais amener quoique ce soit en retour (si ce n’est un vomi odorant et une diarrhée verte) et si t’as tiré le pompon, ça squatte le sein de ta femme – que tu ne peux pas toucher sans provoquer une giclée de lait maternel BON APPETIT.

(note du père : je n'approuve pas ce seau Dora)
Avec un peu de chance et beaucoup de boulot d’éveil, ton gamin devrait commencer à être opérationnel et à peu près rigolo vers 18 mois. Avant, considère tout ce qui va te tomber sur le râble comme une épreuve du feu.
Et pour finir, parole de mec – mais qui n’implique que moi, hein : le bébé en bas-âge est une arme atomique anti-harmonie dans le couple. Magnifique transition, puisque c’est mon deuxième point.
2/ Ta vie de couple va devenir un champ de bataille
Je l’ai déjà raconté par ailleurs dans ces fantastiques colonnes, ce n’est pas le mariage qui flingue le couple, mais l’enfant. Jusque là, notre couple est passé entre les grenades et les mines personnelles, je peux donc l’affirmer haut et fort : oui, un gamin fout le dawa dans la vie de couple, pour plusieurs raisons :
- Le three-some : Tu passes d’une relation bibande à une relation à trois. Et qui dit relation à trois dit « triangle de Karpman« , chacun devenant tour-à-tour victime, sauveur et bourreau. Le moindre doigt foutu dans l’engrenage et il est trèèèès dur d’en sortir. FAISEZ GAFFE !
- La fatigue. Mais pas la fatigue d’après une journée de travail, non. La VRAIE fatigue, des nuits courtes, du stress lié à un enfant en bas-âge. Celle qui t’harasse, qui te pousse jusqu’à tes limites et qui montre ta vraie facette, celleque tu-ne-voudrais-pas-montrer-mais-que-tu-peux-pas-faire-autrement.
- Bébé = routine = danger #1 pour le couple. Pour être serein et détendu du zgeg, un môme, ça a besoin d’une routine, d’un rythme qu’il faut bouger le moins possible. Or routine = mort du couple. Comment tuer dans l’oeuf cette routine tout en sauvegardant le confort de votre bébé ? C’est LA question
- Le cul, maintenant : faut pas se leurrer, la grossesse (surtout la fin) et le – j’adore ce mot – « retour de couche » sont souvent synonymes de ceinture. No pasaran. Nada. Y’a pas moyen de jouer à touche pipi.
Et je vois dans l’oeil de tous les pères cette petite larme qui coule. Eux-mêmes ils savent. Hé bien oui, ma p’tite dame, le plus dur quand on n’est pas monté sur Papa depuis fort longtemps, c’est de se remettre en selle… (transition magique à venir……)
La meilleure chose à faire, c’est de prendre le bordel par les cornes et d’y aller. D’entrée. Sans attendre la moindre minute. Le moindre petit écart de conduite d’un côté ou de l’autre et c’est déjà potentiellement foutu. C’est trèèèès dur d’enlever son doigt (voire son zgeg) d’un engrenage une fois qu’il est enclenché.
3/ Mise sur le bon cheval. TOUJOURS.

Viagra c'est bien, mangez-en
Et je te parle pas de trucs flippants, genre la génétique parfaite à la Bienvenue à Gattaca, hein. Non. Pour survivre au Waterloo décrit dans le second point, il vaut mieux être bien armé. Et quand je dis bien armé, je signifie « avoir trouvé une gonz’ qui tient la route ». Ca exclue notamment :
- Les fusionnelles qui ne vivent que pour faire des gamins, et qui ne verront en toi qu’un spermatozoïde sur pattes et qui auront vite fait de reporter l’intégralité de leur attention sur le rejeton.
- Les butées, incapables de se remettre en question – faire un enfant et l’éduquer, ça réclame une remise sur le feu permanente de ses propres convictions, qui parfois viennent de loin.
- Les molles du cul, qui rechigneront à reprendre une activité sexuelle normale après l’accouchement et qui seront les premières à te blâmer quand tu auras une aventure « extra-conjugale » (j’aime ce mot). Pire, celles qui considéreront qu’une fois que l’enfant est né, « j’vois pas l’intérêt de s’exciter comme des chiens hein ».
- Les autoritaires, convaincues de porter la culotte – WAREUNING à l’effet Mante Religieuse
- Les égocentriques nombrilistes, pour qui le monde tourne autour de leur petite personne – et que l’effet « Je suis une mère maintenant » risque d’accentuer ENCORE PLUS.
* J’voulais trouver une photo drôle d’un mec à dada sur une nana. Pas moyen. Comme quoi le web est pas si misogyne.
4/ Tu pourrais bien devenir un papa (ou une maman) gâteau
Ne préjuge jamais de l’effet produit par ZE TARTE que tu vas prendre le jour de la naissance de ton gamin. Avoir un enfant, c’est un peu comme un Kinder Surprise, tu ne peux pas savoir quel effet ça va avoir sur toi. Pour le meilleur et pour le pire, d’ailleurs. J’en ai vus sombrer dans l’alcool, d’autres se révéler une nature insoupçonnée (et insoupçonnable) de père ou de mère.
5/ Pour le deuxième, c’est pareil sauf EN PIRE
J’ai cherché, impossible de trouver de stats fiables sur les divorces suite au SECOND enfant. C’est à dire qu’on est un tantinet cons dans notre civilisation : on en fait un premier, on en chie bien comme il faut mais au nom de vieux relents d’éducation judéo-chrétienne ou je sais pas quoi, on s’en recolle un p’tit sur la pomme, histoire de voir si on va faire mieux.

1+1 = 2 jolies têtes (de con) blondes
Et souvent, il faut l’avouer : le p’tit deuxième empire la situation. Parce que c’est tout pareil que le premier, la magie et la découverte en moins (autant dire 95% des ingrédients qui rendaient la grossesse et l’arrivée du premier agréables au couple).
6/ Pars d’un principe simple : “mes enfants ne me seront jamais reconnaissants”
Et le plus tôt tu te seras fait à cette idée, mieux ce sera… Ca évite bien des désillusions. Parce que devenir parent renvoie inéxorablement aux comportements merdeux qu’on a infligés à nos vieux. Et au nom de quoi, dites-moi, AU NOM DE QUOI vos gamins agiraient différemment avec vous ? Vous avez été des paquets de merde pour vos géniteurs dans votre jeune temps et vos gamins seront à leur tour des paquets de merde pour les parents que vous êtes. C’est l’histoire de la viiiie, le cycle éterneeeeeel.
Voilà. Après ça, on va me dire que je contribue à la chute de la natalité en France mais je trouve qu’elle se porte vraiment trop bien pour être honnête, cette natalité. Et j’vous dis ça parce qu’avec toute la bonne volonté du monde, je sens que les miennes vont extrêmement bien nous casser les burnes dans les années à venir. Pour leur plus grand bonheur. Et pour le nôtre, à leur mère et à moi.
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