
La leçon de vie de Neil Patrick Harris
Retour sur le parcours de Neil Patrick Harris et résumé des instructions qu’on peut en tirer avec LeReilly.
Pour que vous n’ayez pas à le faire, je suis allé voir Les Schtroumpfs cette semaine au cinéma. En 3D. Et quand on me demandait de justifier mon choix de séance, de donner une bonne raison de ne pas me conduire en psychiatrie, je répondais : « Mais il y avait Neil Patrick Harris dedans ! ».
NPH, pour les intimes, alias l’homme le plus cool du monde. D’abord pour avoir joué dans Dr Doogie quand il était môme, mais surtout pour être sorti du désert des années plus tard avec le rôle de Barney dans How I Met Your Mother. Avoir connu la gloire, puis la déchéance, puis re-la gloire, voici la recette des vrais héros du show biz. Robert Downey Junior en sait quelque chose.
5 – Survivre à son enfance de star
Quelqu’un sait ce que devient Harry Joel Osment ? Sans tricher et aller voir sur IMDB je veux dire. Etre célèbre jeune à Hollywood est une malédiction dont Lindsay Lohan et Maccaulay Culkin pourraient vous parler pendant des heures. Rapport au fait qu’ils ont rien d’autre à foutre de leur temps. Neil Patrick Harris a connu la gloire ado dans Dr Doogie, où il jouait un enfant médecin prodige, puis plus rien. Mais au lieu de tomber dans la drogue ou de devenir joueur de poker pro (coucou Shannon Elizabeth), il a attendu. Il est devenu un loser magnifique. Au point de jouer son propre rôle des années plus tard dans le culte mais fauché Harold & Kumar.
- Est-ce que Neil Patrick Harris vient de voler notre voiture ?
- Yep.
4 – Ne pas se prendre au sérieux
Neil Patrick Harris apparaissait dans Harold & Kumar en 2004. Quand j’ai vu le film, j’ignorais totalement qui était ce monsieur un peu chelou que tous les personnages semblaient connaitre. Mais je l’aimais immédiatement. Parce qu’il y jouait un fêtard sans morale qui enchaînait les plans culs avec des filles canons. Neil jouait une version extrême de lui-même, une version qu’il aurait pu être dans la vraie vie, s’il avait démarré une dépression avec le déclin de sa carrière. Surtout, il y jouait une version très proche de Barney.
How I Met Your Mother a démarré l’année suivant le retour de Neil Patrick Harris dans Harold & Kumar. De là à dire que sa capacité à rire de lui-même a convaincu les producteurs de la série de l’engager dans le rôle de Barney, il y a un pas que je franchis allègrement.

3 – Assumer ses geekeries
Il est encore temps pour vous de découvrir Dr Horrible, la websérie musicale fauchée de Joss Whedon, créateur de Buffy et Firefly. Et bien NPH a joué dedans pour pas un copec, parce que ça lui faisait plaisir. De la même façon qu’il fut la voix de Peter Parker dans une récente série animée (et quelques jeux vidéo), Neil assume son penchant pour la pop culture. Ce qui lui permet de réaliser le grand écart inédit qu’est de présenter à la fois la cérémonie des Emmy Awards ET la cérémonie des Spike’s TV Video Game awards.
Etre respecté dans un milieu c’est bien, être respecté dans plusieurs milieux, c’est mieux.
2 – Être au top même dans la misère créative
Alors que Neil Patrick Harris n’a jamais été aussi célèbre et courtisé, il continue à jouer dans d’infâmes bouses. Rien que cette année on l’a vu dans Sortilège, le remake emo de la belle et la bête et dans Les Schtroumpfs. Oui, il faut bien payer ses impôts, oui, c’est pas simple pour un acteur TV de faire du cinéma et oui, parfois notre agent est un sale con et nous conseille n’importe quoi. Mais ce n’est pas une raison pour attendre que ça se passe et cachetoner. Pour avoir vu Sortilège ET les Schtroumpfs, je peux vous dire que NPH est la meilleure partie de ces deux films.
Parce qu’il ne s’en fout pas, et est aussi pro dans la lose que dans la gloire. Tout autour de lui peut être médiocre, tant que lui ne l’est pas on ne peut pas lui en vouloir.
1 – Bien vivre sa sexualité
Le plus grand serial baiseur des séries US est en réalité complètement homosexuel. Il le confirmera en 2006 au magazine People pour faire taire les rumeurs. Loin d’être embarrassé, il s’implique dès lors dans des actions pour le droit des gays et s’amuse toujours de sa sexualité, que ce soit dans un concours Twitter du plus beau gay contre John Barrowman (héros de Torchwood ou guest Dans Desperate Housewives) ou dans le futur Harold & Kumar III où, jouant son propre rôle, il se prend une gifle d’une fille qu’il tripote d’un peu trop près :
- Je croyais que tu étais gay !
- Ouais poupée je suis gay de ton c…
Alors la prochaine fois que votre môme devient une star mondiale de la TV ou du ciné, quand il aura envie de toucher à la drogue ou de faire un faux mariage pour cacher sa sexualité, dites-lui : « Fils, prends exemple sur Neil Patrick Harris. Et mets un costume. »
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