
Comment satisfaire une conquête avec distinction
Le Dr Howdy oeuvrera désormais sur GentleMec pour apprendre à cette nouvelle génération de mâles les us et coutumes du temps naguère. Sortez vos carnets, on commence d’emblée avec les gonzesses.
« Change de trou ça fume »
Une leçon de gentilhommerie du Dr. Howdy
Bien le bonjour, jeunes gens. J’ai appris que des rustres sans éducation tels que vous traînaient sur ce vaste réseau que vous nommez “internet” et je suis régulièrement scandalisé des propos et revendications que vous autres y tenez.
Enfin quoi, morbleu ! Qu’est devenue la noblesse française ? J’ai le regret de constater que vos générations déraisonnent, sapristi.
Ainsi, fort pour ma part d’une éducation sans taches dans une des meilleures écoles de l’élite intellectuelle, ainsi qu’une vie saine et vigoureuse – à tout le moins j’aime à le croire, j’ai décidé d’entreprendre de vous former ! Et lorsque j’en aurai fini avec vous, je sais que vous inclinerez vos têtes blondes vers moi en disant “Merci, Dr. Howdy, vous avez fait de moi un homme”.
Et même si je ne dirai rien, une larme perlera au coin de mon oeil de sage.
Mais baste ! Nous perdons du temps à deviser, entrons dans le vif du sujet : comment satisfaire une conquête avec distinction, ou comme on dit par chez vous je le crois, “péta une tepu pépouze”.
Mettons (ouh le jeu de mot facile) que vous ayez déjà entrepris de vos intentions une demoiselle, et qu’elle incline à vous satisfaire. Pour une raison obscure, j’en conviens, vu la mine que vous affichez, je ne vous donnerai même pas ma nièce par alliance, mais admettons, nous sommes en pleine fantaisie.
Suivez donc mes conseils, et vous vous comporterez alors en parfait gentilhomme.
“Mennen sana in corpore sanex”, disait souvent le baron de Coubertin, et c’est valable pour vous aussi, galopins. Une saillie dans les règles se fait en pleine possession de ses moyens – ne soyez ni trop lourd, ni trop léger, comme un jockey un jour de Quinté+.
Évitez tout deux de boire plus que de raison. Qui plus est vos performances sportives pourraient s’en ressentir, or vous souhaitez laisser un souvenir impérissable à l’entrecuisse de votre partenaire, n’est-il pas ?
De grâce, jetez moi votre Scorpio et votre Brut de Fabergé ! Une femme, c’est scientifiquement prouvé, a une boîte crânienne plus étroite que la nôtre et par conséquent, n’est pas capable d’autant de finesse. Il faut aller donc droit au but, et elle ne saurait percevoir l’attrait que vous accordez à vos senteurs mâles. Faites dans le classique, mais le classique dispendieux. On n’attrape pas des tourterelles avec des vieux pneus, nom d’une pipe !
Grâce à ces conseils, j’ose espérer que vous saurez briller sur l’oreiller (ou sur toute autre surface homologuée – évitez toutefois la moquette) et ramener au coeur des françaises un peu de ce esprit glorieux que la noblesse d’antan savait insuffler, ainsi qu’à leur derrière un peu de ce… mais je m’égare.
Courage mes garçons, bientôt vous serez des gentilshommes !
Visuel : The Bramleighs of Bishop’s Folly (Charles Lever, London, 1872)
Le 01/01/2012 à 09h40
Bonjour Doc,j'aprécie votre plume électronique (sans ambiguité, celle que vous utilisez pour écrire).
Le temps de chauffer la mienne (au clair de la lune avec mon amie Pierette) et je m'engage à la prêter aux webzine auquel novicement et humblement, je viens de m'abonner.
Vous connaissez très certainement le site FTS, je l'ai cottoyé naguère dans ses débuts.
Je vous remercie pour ce plaisir lu
Nomad
Le 01/01/2012 à 14h06
Comme pour le whisky, 2 doigts mais pas plus !