
J’ai testé pour vous… me faire mener par le bout de la teub
M. a un peu moins de 30 ans et lors la grossesse de sa femme, il lui est arrivé un truc plutôt… inhabituel. Son pénis a pris le dessus. Témoignage – anonyme.
Dans la vraie vie, je suis un garçon gentil avec les filles. Je les respecte (ça me fait d’ailleurs bizarre d’écrire ça tellement ça me paraît naturel), j’ai pas mal de potEs-confidentes, quelques ex pas trop rancunières avec qui j’ai réussi à garder de bons contacts et je suis tout simplement incapable de considérer une fille comme un truc à sauter comme certains de mes congénères. Bref je suis tout sauf un QUEUTARD.
Tout ça, c’était avant le drame, bien sûr. La grossesse de ma femme. Oh bien sûr, ce n’était pas d’attendre un bébé qui était difficile. C’était d’ailleurs un vrai bonheur. Devenir père, c’était un truc dont j’avais envie. Ce que j’avais moins prévu, c’est les complications médicales et… avec elles, le crash de la libido de ma femme.
Ça ne lui était jamais arrivé avant. Et à moi non plus. D’où cette descente de désir pouvait bien venir ? Plusieurs années après, je ne sais toujours pas précisément : l’idée de se replier sur elle-même pour mieux couver, la trouille de mettre en danger sa grossesse et de mon côté, une sorte de respect de toutes ses bonnes raisons (accompagné d’une absence totale de discussion — inédit jusque-là dans notre couple qui en avait pourtant vu d’autres).
Bref c’était tout sauf l’éclate sexuelle. Jour après jour, semaine après semaine, je me la collais derrière l’oreille. Vous me direz « mais ça n’est que pour quelques mois ». Plus facile à dire qu’à vivre. C’était d’autant plus chaud que depuis mon dépucelage aux alentours de 16 ans, je n’avais jamais vécu aussi longtemps sans baiser… En parler à ma femme ? Des millénaires de « moi mâle moi protéger toi » m’ont clairement dicté de fermer mon claque-merde et de ne surtout pas l’emmerder avec mes envies charnelles.
Accaparée par ses soucis, ma femme ne me regardait plus trop. Accaparé par ma bite, je lui rendais bien cette négligence.
Je trouvais ça atrocement crétin mais le bulbe reptilien était plus fort : une nana en jupe dans la rue ? un décolleté un peu trop décolleté ? Il n’en fallait pas moins pour me rendre dingo. D’autant plus étrange pour moi que je ne suis vraiment pas comme ça en temps habituel. Je ne me reconnaissais plus vraiment.
Me tirer sur la tige ? J’arrêtais pas. Aucun effet. Avec le recul, je me dis que je cherchais autant une fille à séduire qu’à sauter (ne parlons pas de « faire l’amour » ici…). Accaparée par ses soucis, ma femme ne me regardait plus trop. Accaparé par ma bite, je lui rendais bien cette négligence, elle qui était incapable de subvenir à mes besoins (« au devoir conjugal ! », aurait dit mon grand-père).
Et puis il y avait cette fille. Elle qui, connaissant mon ancien moi respectueux et droit dans ses baskets, me racontait ses histoires sexuelles avec la plus grande liberté et la plus grande confiance. Ça me rendait fou. Je le comprendrai plus tard mais j’interprétais – ou ma bite interprétait – de travers le moindre de ses gestes, la moindre de ses allusions. Stupidement autocentré sur mon propre désir, j’étais tellement convaincu qu’elle me désirait.
Dans un ultime élan de raaaaaah-je-n’en-puis-plus dont je vous passerai les détails tellement j’en ai honte, j’apprendrai que non, pas du tout, en fait, elle m’a toujours vu comme un bon pote. Autant vous dire que ma sortie l’a effrayée, a sans doute bousculé pas mal de ses principes sur les « mecs biens » et m’a fait perdre une amie.
Ce fantastique râté-râteau m’aura au moins permis de me remettre les idées en place. Une petite claque sur le gland. Quand je raconterai tout ça à ma femme, plus tard, bien plus tard, elle me répondra étonnée « mais pourquoi tu n’es jamais venu m’en parler avant ? »… Mais je croyais te protéger, chérie. Tout faux. La teub a ses raisons que la raison ignore.
La leçon est néanmoins tirée – pour elle comme pour moi : désormais, parents ou pas, en cloque ou pas, on compte bien niquer heureux et niquer longtemps sans avoir beaucoup d’enfants.
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